Transmission d'entreprise : la crise n'a pas fait baisser les prix affichés
Un an après le début de la crise, Fusacq, « la place de marchés en ligne », a mené une étude entre septembre et décembre 2009 auprès de 300 repreneurs pour faire un point sur le marché de la cession - acquisition.
L'étude montre que les prix de cession demandés sont toujours excessifs, pour 74 % d'entre eux.
L'accès au crédit étant lui aussi fortement encadré et surveillé par les banques, cela entraîne un ralentissement des opérations envisagées. Près de 40 % des repreneurs interrogés ont eu connaissance ou essuyé un refus d'une banque.
Autre frein aux transactions, le mauvais état des bilans de certaines entreprises, en 2009, qui poussent leur dirigeant à se préoccuper en priorité de la santé financière de leur structure. Il faut également souligner que nombre de repreneurs ont vu leur apport diminuer en 2008 - 2009. Si certains avaient sécurisé leurs placements, ils sont tout de même plus de 40 % à éprouver encore les conséquences de la crise.
Tout n'est pas négatif : on note une augmentation du nombre d'annonces déposées et une nette amélioration des mises en relation.
Malgré la crise, des opportunités sont toujours à saisir sur le marché. Si les prix affichés paraissent élevés, ils n'empêchent pas les discussions avec les dirigeants et les banques. Discussions qui aboutissent de plus en plus à la concrétisation de nombreuses transactions.
Pour 30 % des personnes interrogées les perspectives économiques de 2010 sont bien meilleures, et elles pensent que c'est le bon moment pour les dirigeants de vendre et pour eux d'acheter.
La CCI d'Alençon a également noté cette tendance. En Basse-Normandie, près de 150 repreneurs sont inscrits sur la base Transpme pour 43 entreprises inscrites.



